{"id":97,"date":"2023-10-26T19:13:07","date_gmt":"2023-10-26T17:13:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/?p=97"},"modified":"2023-12-05T19:37:10","modified_gmt":"2023-12-05T18:37:10","slug":"le-jardin-des-delices-mise-en-scene-de-philippe-quesne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/index.php\/2023\/10\/26\/le-jardin-des-delices-mise-en-scene-de-philippe-quesne\/","title":{"rendered":"Le Jardin des d\u00e9lices &#8211; mise en sc\u00e8ne de Philippe Quesne"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Vu le 24 octobre \u00e0 la MC93<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(0.875rem, 0.875rem + ((1vw - 0.2rem) * 0.708), 1.3rem);\"><strong>Un spectacle impressionnant techniquement et aux perspectives oniriques, mais qui laisse finalement peu de place \u00e0 l\u2019imagination du spectateur<\/strong>. Philippe Quesne et ses acteurs esquissent une composition dr\u00f4le, captivante, qui ne se prive pas d\u2019effets pyrotechniques et lumineux, mais qui en fin de compte manque un peu de profondeur. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"FESTIVAL D&#039;AUTOMNE 2023 I Philippe Quesne, Le Jardin des d\u00e9lices\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/D1UO-PJZNKc?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Teaser un peu cryptique diffus\u00e9 sur la cha\u00eene du festival d&rsquo;Automne. Il n&rsquo;est pas tr\u00e8s repr\u00e9sentatif de ce qu&rsquo;on voit au plateau ; en outre, il a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 dans la carri\u00e8re de Boulbon (pour sa cr\u00e9ation \u00e0 Avignon) et pas \u00e0 la MC93. <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Quesne explique \u00eatre parti de l\u2019observation du tableau <em>Le Jardin des d\u00e9lices<\/em> de J\u00e9r\u00f4me Bosch. Cette triptyque \u00e0 l\u2019huile sur bois pr\u00e9sente une foule de personnages nus qui profitent des diff\u00e9rentes attractions fantasmagoriques d\u2019un jardin bleu et vert aux allures sauvages et primitives. Dans le panneau de gauche, J\u00e9sus se trouve avec Adam, Eve et des animaux dans le jardin d\u2019\u00c9den. Dans le panneau central, \u0153ufs, globes transparents, coquilles de moules servent de r\u00e9ceptacles aux corps qui s\u2019allongent et se roulent par terre. Certains se baignent, d\u2019autres montent des animaux qui forment une ronde. Dans celui de droite enfin, la nuit est tomb\u00e9e : une cit\u00e9 aux lumi\u00e8res inqui\u00e9tantes en arri\u00e8re-plan surplombe des formes plus ramass\u00e9es et souffrantes. Des instruments et des cr\u00e2nes peuplent en outre la sc\u00e8ne. L\u2019\u0153il peut passer des dizaines de minutes \u00e0 parcourir la peinture sans jamais s&rsquo;essouffler. On s\u2019y perd \u00e0 force de capter la myriade d\u2019histoires qui s\u2019y racontent. Mais jamais on n\u2019arrive \u00e0 percer exactement son myst\u00e8re. Les hommes ont-ils investi un paradis qui se r\u00e9v\u00e8le en r\u00e9alit\u00e9 factice ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le tableau vs. le spectacle<\/h2>\n\n\n\n<p>Quesne serait parti du tableau de Bosch dans l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9tablir \u00ab une sorte de rapport \u00e0 la nature dans une soci\u00e9t\u00e9 en train de se transformer, \u00e0 des choses en train de dispara\u00eetre. \u00bb Certes, le th\u00e8me soci\u00e9tal appara\u00eet sans tarder. Des membre st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s qui semblent \u00e9merger des ann\u00e9es 70 sortent d\u2019un bus blanc. Un riche et vieux bourgeois, un homme et une femme v\u00eatus d\u2019un jean taille haute, de bottes et d\u2019un chapeau de cow-boy, un autre \u00e0 la large vestes en cuir, un autre aux allures de Karl Lagerfeld\u2026 On s\u2019imagine un futur plus ou moins lointain o\u00f9 des membres disparates de la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019isolent de fa\u00e7on vaguement sectaire, dans le but de retrouver une forme de paix int\u00e9rieure. Peut-\u00eatre parviendront-ils \u00e0 fonder un monde meilleur. Comme dans le tableau de Bosch, ils sont constamment ensemble mais entament parfois des actions individuelles bizarres sans que cela ne d\u00e9range personne. L\u2019harmonie est totale au point que cela en devienne inqui\u00e9tant ; ils sont plac\u00e9s sous la supervision d\u2019un organisateur placide et timide, qui se pr\u00eate bient\u00f4t \u00e0 leur jeu et devient un participant \u00e0 part enti\u00e8re de leur exp\u00e9rience. Sont-ils drogu\u00e9s, ou simplement r\u00eaveurs ? Dans tous les cas, on comprend vite qu\u2019ils recherchent en commun une forme d\u2019\u00eatre-au-monde sup\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Cependant, de m\u00eame que le caract\u00e8re sain de leurs pens\u00e9es peut \u00eatre questionn\u00e9, le rapport \u00e0 la nature dont parle Quesne pose probl\u00e8me. Les enjeux sont quasiment contraires \u00e0 la premi\u00e8re fois o\u00f9 la pi\u00e8ce a \u00e9t\u00e9 jou\u00e9e, dans la carri\u00e8re de Boulbon. En plein-air, la question de l\u2019environnement est tout \u00e0 fait diff\u00e9rente. Les personnages sont ramen\u00e9s \u00e0 leur petitesse face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 des parois ; ils sont confront\u00e9s \u00e0 la nature et \u00e0 l\u2019aventure. Cela pose r\u00e9ellement le probl\u00e8me d\u2019une exp\u00e9rience sociale en milieu sauvage, au-milieu de rien. Mais \u00e0 la MC93, l\u2019ext\u00e9rieur est une toile de fond tir\u00e9e \u00e0 vue sur des coulisses que le spectateur voyait. Le dispositif est rendu \u00e9vident. Les personnages se r\u00e9chauffent donc les mains au-dessus de flammes num\u00e9riques. On a bien plus de quoi interroger la clart\u00e9 d\u2019esprit des personnages \u00e0 la MC93 qu\u2019\u00e0 Avignon, en somme. Un camarade de classe m\u2019a dit que Quesne avait anticip\u00e9 que sa pi\u00e8ce serait d\u00e9natur\u00e9e en \u00e9tant mont\u00e9e \u00e0 Paris. C\u2019est un fait. La qualit\u00e9 de la pi\u00e8ce en a-t-elle p\u00e2ti ? Je ne saurais le dire. Ce qui est certain, c\u2019est que l\u2019effet n\u2019est pas le m\u00eame. Dans le cadre d\u2019un th\u00e9\u00e2tre solide, on ne sait pas quoi penser : doit-on prendre l\u2019entreprise des personnages pour une folie risible ? Ou bien pour une r\u00e9elle tentative d\u2019extraction d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 en perdition, qu\u2019il faudrait donc accepter telle qu\u2019elle est ?\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Bible_Quesne_BD_20231.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 Programme de salle, disponible sur le site du Festival d&apos;Automne : &lt;br&gt;https:\/\/www.festival-automne.com\/edition-2023\/philippe-quesne-emle-jardin-des-delicesem.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-93215efc-ff34-414c-abed-acdbd45980a0\" href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Bible_Quesne_BD_20231.pdf\">Programme de salle, disponible sur le site du Festival d&rsquo;Automne : <br>https:\/\/www.festival-automne.com\/edition-2023\/philippe-quesne-emle-jardin-des-delicesem<\/a><a href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Bible_Quesne_BD_20231.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-93215efc-ff34-414c-abed-acdbd45980a0\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Se satisfaire d&rsquo;une proposition sc\u00e9nique attrayante ? <\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est que la na\u00efvet\u00e9 de leur harmonie est charmante. On a presque l\u2019impression d\u2019une tentative de retour \u00e0 l\u2019\u00e9tat de nature. Les personnages essaient de d\u00e9passer leurs constructions sociales en s\u2019acceptant les uns les autres. Ils se l\u00e2chent et nous offrent de belles propositions sc\u00e9niques qui s\u2019encha\u00eenent les unes apr\u00e8s les autres. Sur la sc\u00e8ne : un bus, un \u0153uf gigantesque, quelques \u00e9crans et des tas de graviers. Cela pourrait, d\u2019une certaine mani\u00e8re, rappeler l\u2019esth\u00e9tique de Wes Anderson, tout particuli\u00e8rement le r\u00e9cent <em>Asteroid City<\/em>. Le rythme est lent, le fantastique n\u2019est jamais tr\u00e8s loin, le visuel est l\u00e9ch\u00e9, les interactions entre les personnages sont aussi curieuses que comiques. Mais on peut aussi lui faire les m\u00eames reproches, notamment sur les questions de fond. Y a-t-il vraiment un propos qui sous-tende la pi\u00e8ce ? Non que cela soit n\u00e9cessaire ; mais je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019attendre plus de profondeur pour une pi\u00e8ce qui propose un tel investissement esth\u00e9tique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Alors certes, on sourit, on rit devant ces personnages d\u00e9cal\u00e9s. Mais sont-ils plus que de simples personnages d\u00e9cal\u00e9s ? Sont-ils autre chose qu\u2019une sorte de parodie de hippies conjugu\u00e9e au futur ? On a du mal \u00e0 ne pas les trouver ridicules dans leur projet politique. Mais il est difficile de savoir si Quesne se moque ou non. Le probl\u00e8me est que si l\u2019on ne sait pas o\u00f9 se placer vis-\u00e0-vis de ce qu\u2019on voit, on se concentre uniquement sur la dramaturgie, et celle-ci se fatigue assez vite. Au fond, la sc\u00e8ne est une sorte de bac \u00e0 sable dans lequel tournent en rond les acteurs pendant une heure et demie. On peut comprendre que beaucoup de personnes aient l&rsquo;impression qu&rsquo;on les prend pour des idiots et d\u00e9cident de quitter la salle. La lenteur et la dramaturgie laconique \u00e9taient le sujet m\u00eame du spectacle <em>Monument 0.10<\/em> ; ici, on peut avoir l\u2019impression qu\u2019elles couvrent un d\u00e9ficit d\u2019intrigue. Il y a pourtant des \u00e9pisodes o\u00f9 des conflits \u00e9clatent : le vieux bourgeois, brisant l\u2019harmonie au marteau piqueur afin de faire entendre sa parole, demande \u00e0 ce qu\u2019ils forment un v\u00e9ritable projet, plus concret que le simple fait d\u2019\u00eatre gentils pour esp\u00e9rer sauver le monde. Mais ce semblant d\u2019intrigue ne m\u00e8ne \u00e0 rien : le personnage s\u2019asseoit sur une chaise pour le reste de la pi\u00e8ce. Peut-on donc se suffire de la proposition esth\u00e9tique et de la performance des personnages en \u00e9volution ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 mon avis, cela suffit pour faire un spectacle satisfaisant, oui. Les propositions sont quand m\u00eame riches. Il y a un vrai travail sur la parcourabilit\u00e9 sensorielle de la sc\u00e8ne par le spectateur. Notre \u0153il passe d\u2019un personnage qui sort sa viole de gambe et nous surprend de sa voix de contralto, au simili-Lagerfeld qui s\u2019\u00e9tend au sol \u00e0 la fa\u00e7on des figures de Bosch, aux vers de Laura Vazquez, po\u00e8te contemporaine dont les textes sont projet\u00e9s de mani\u00e8re quasi-continue pendant que l\u2019action continue. L\u2019organisateur semble lui-m\u00eame consid\u00e9rer Laura Vazquez comme un personnage absent, remplac\u00e9 par ses textes. Le spectateur a le choix : il y a constamment plusieurs sources dont il peut nourrir son attention. On prom\u00e8ne notre focus d\u2019un personnage \u00e0 un texte, au d\u00e9tour d\u2019un effet de lumi\u00e8re ou de son. Cependant, sans le renfort d\u2019une r\u00e9elle structure narrative qui avait pourtant \u00e9t\u00e9 esquiss\u00e9e, il ne reste \u00e0 Quesne que des ruptures brutales pour renouveler notre attention. La sc\u00e8ne m\u2019int\u00e9resse, me captive, mais me fascine moins que l\u2019abondance du tableau de Bosch. Quesne cr\u00e9e son propre tableau \u00e0 partir des exp\u00e9rimentations des interpr\u00e8tes au plateau, tableau que le spectateur est libre d&rsquo;explorer, comme dans un mus\u00e9e. Quesne aime cette esth\u00e9tique du diorama, du tableau vivant : il nous le fait ressentir.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion : la touche alien de Quesne<\/h2>\n\n\n\n<p>Pourtant, il y a apport\u00e9 de sa touche : ce c\u00f4t\u00e9 d\u00e9routant, perturbant, quasiment alien que j\u2019avais vu dans sa cr\u00e9ation <em>Farm fatale<\/em> se retrouve ici par moments. Je pensais plus le voir, puisqu\u2019un \u0153uf immense est introduit sur sc\u00e8ne d\u00e8s le d\u00e9but de la pi\u00e8ce : mais l\u2019objet \u00e9nigmatique est finalement laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 pendant une bonne partie du spectacle. <em>Farm fatale <\/em>m\u2019avait fait frissonner : des \u00e9pouvantails trop humains semblaient organiser un culte autour d\u2019\u0153ufs lumineux. Quesne allait plus loin sur le terrain de la science-fiction. Je pensais qu\u2019il entrelacerait l\u2019imaginaire de Bosch de science-fiction pour notre plus grand plaisir ; il le fait, mais pas assez \u00e0 mon go\u00fbt. On a simplement un effet spectaculaire et grandiose \u00e0 la toute fin, mais qui arrive trop tard pour me convaincre vraiment \u2013 et qui ne comble pas le d\u00e9ficit d\u2019intrigue et de v\u00e9ritables enjeux sociaux. En plus de la sci-fi, le social \u00e9tait plus clairement implant\u00e9 et assum\u00e9 dans <em>Farm fatale<\/em>. Pas besoin d\u2019\u00e9laborer une intrigue complexe pour mettre en valeur les th\u00e9matiques sociales : peut-\u00eatre Quesne aurait-il pu les faire exister de mani\u00e8re plus pr\u00e9gnantes au plateau en d\u00e9veloppant plus l\u2019isolement du vieux bourgeois, par exemple.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, je ne me suis pas ennuy\u00e9 pour autant. Et j\u2019ai ri. C\u2019est le principal. Je pense simplement que l\u2019exp\u00e9rience du <em>Jardin des d\u00e9lices<\/em> n\u2019\u00e9tait vraiment compl\u00e8te qu\u2019en plein air, dans la carri\u00e8re de Boulbon. Le mysticisme rempla\u00e7ait probablement alors les interrogations un peu sommaires sur le caract\u00e8re factice de l\u2019entreprise des personnages. J\u2019aurais aim\u00e9 voir \u00e7a.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un spectacle impressionnant techniquement et aux perspectives oniriques, mais qui laisse finalement peu de place \u00e0 l\u2019imagination du spectateur. Philippe Quesne et ses acteurs esquissent une composition dr\u00f4le, captivante, qui ne se prive pas d\u2019effets pyrotechniques et lumineux, mais qui en fin de compte manque un peu de profondeur. 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