{"id":50,"date":"2023-10-13T00:33:08","date_gmt":"2023-10-12T22:33:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/?p=50"},"modified":"2023-11-13T22:27:13","modified_gmt":"2023-11-13T21:27:13","slug":"monument-0-10-the-living-monument-conception-choregraphie-et-costumes-deszter-salamon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/index.php\/2023\/10\/13\/monument-0-10-the-living-monument-conception-choregraphie-et-costumes-deszter-salamon\/","title":{"rendered":"Monument 0.10 : The Living Monument \u2013 conception, chor\u00e9graphie et costumes d\u2019Eszter Salamon"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>vu le 12 octobre au Th\u00e9\u00e2tre Nanterre-Amandiers<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(0.875rem, 0.875rem + ((1vw - 0.2rem) * 0.708), 1.3rem);\"><strong>Une carte blanche chor\u00e9graphique \u00e0 appr\u00e9cier comme une exposition de peintures vivantes.<\/strong> Certes, il faut rentrer dans le jeu d\u2019Eszter Salamon et de la Compagnie nationale de danse contemporaine de Norv\u00e8ge. Mais une fois qu\u2019on est happ\u00e9s, c\u2019est pour de bon. C\u2019est <strong>une v\u00e9ritable faille qui donne sur un monde fantastique.<\/strong> Une exp\u00e9rience que je n\u2019oublierai pas de sit\u00f4t.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette cr\u00e9ation est la derni\u00e8re pi\u00e8ce d\u2019une longue recherche d\u2019Eszter Salamon. N\u2019ayant pas vu les neuf \u00ab monuments \u00bb pr\u00e9c\u00e9dents, ni aucune autre de ses \u0153uvres, c\u2019\u00e9tait totalement vierge d\u2019attentes que je me suis rendu aux Amandiers. Salamon parle cependant de l\u2019\u00e9volution de sa d\u00e9marche cr\u00e9ative dans le programme. Elle dit avoir creus\u00e9 \u00e0 la fois des destins individuels, autour de danseurs ou de figures importantes de l\u2019univers de la danse. Elle a explor\u00e9 des th\u00e9matiques historiques et socio-\u00e9conomiques, notamment autour des questions de colonisation, puis approch\u00e9 les questions de relation m\u00e8re-fille. C\u2019est ici une nouvelle \u00e9tape qu\u2019elle amorce, en travaillant entre autres sur la mati\u00e8re des costumes et sur la voix des danseurs. Je cite le programme : \u00ab Il \u00e9tait alors question de r\u00e9-halluciner des figures humaines ou non-humaines, en utilisant des objets, tissus et mati\u00e8res. \u00bb Le spectacle se situe en dehors d\u2019une temporalit\u00e9 pr\u00e9cise ; mais il comporte des \u00e9l\u00e9ments qui renvoient tout de m\u00eame \u00e0 un imaginaire bien pr\u00e9cis, afin de permettre au spectateur de projeter ce qu\u2019il veut y voir. Par exemple, on rep\u00e8re un panier en osier, une myriade de bouteilles en plastiques comme autant de mamelles sur un des danseurs, un haubert m\u00e9di\u00e9val, des gants de boxe\u2026 Autant d\u2019objets qui peuvent \u00e9voquer en nous des th\u00e9matiques et probl\u00e9matiques contemporaines. Enfin, elle fait le choix de la lenteur : pendant plus de deux heures, on voit \u00e0 peine bouger les figures que Salamon dispose sur le plateau, hormis pour quelques entr\u00e9es et sorties. Tout semble ralenti, \u00e0 la fronti\u00e8re du fixe. Ensemble, les figures forment un tout en \u00e9volution, un v\u00e9ritable paysage qui respire au plateau. Le spectateur observe et se plonge dans ce qu\u2019il voit.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut au passage souligner la qualit\u00e9 du programme qui, surprenamment, d\u00e9crit exactement&nbsp; ce que j\u2019ai ressenti lors du spectacle. En ce qui me concerne, les intentions de mise en sc\u00e8ne ont donc bien atteint leur but. On pourrait reprocher au programme d\u2019\u00eatre un peu verbeux et obscur des fois, mais je pr\u00e9f\u00e8re \u00e7a \u00e0 des g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s et des pr\u00e9tentions d\u2019universalit\u00e9. Je suis moi-m\u00eame souvent verbeux et obscur, donc j\u2019y suis aussi \u00e0 mon aise, il faut dire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Trop lent ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Pourtant, il n\u2019est pas \u00e9vident de cr\u00e9er consensus, avec un spectacle de danse qui travaille sur la lenteur et les projections subjectives des spectateurs. Cela demande d\u00e9j\u00e0 beaucoup dudit spectateur, qui peut \u00eatre rapidement rattrap\u00e9 par l\u2019ennui. Mais surtout, comme pour une peinture abstraite d\u2019o\u00f9 l\u2019humain est en partie gomm\u00e9, chacun projette une partie de soi et de ses constructions sociales. Il est difficile de concilier et de satisfaire toutes ces subjectivit\u00e9s en une seule et m\u00eame chor\u00e9graphie. La solution de Salamon ? Concevoir un paysage sc\u00e9nique spectaculaire et fascinant. Elle nous fait entrer collectivement dans un r\u00eave hallucinant, pour reprendre ses termes. Ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019on ne peut pas rester indiff\u00e9rent devant un tel spectacle. Les interpr\u00e9tations individuelles et parfois contradictoires de chacun son in\u00e9vitables ; mais le plaisir d\u2019avoir v\u00e9cu et partag\u00e9 cette exp\u00e9rience est ind\u00e9niable. Quant \u00e0 la question du d\u00e9crochage et de l\u2019ennui : j\u2019ai trouv\u00e9 assez simple de me laisser absorber par mes sensations. Le spectacle ne m\u2019a pas d\u2019investissement intellectuel outre mesure.<\/p>\n\n\n\n<p>Oui, on peut reprocher au spectacle sa longueur, car il est d\u2019une lenteur consid\u00e9rable. Mais c\u2019est l\u00e0 le parti-pris esth\u00e9tique du spectacle. Si certains on pu s\u2019ennuyer \u2013 ce n\u2019est pas mon cas \u2013 il ne peuvent pas nier la r\u00e9ussite au moins momentan\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience : on est frapp\u00e9s par les tableaux qui se dessinent sous nos yeux. Notre regard, puis notre esprit, sont enlev\u00e9s et int\u00e9gr\u00e9s aux paysage con\u00e7us sur sc\u00e8ne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un spectacle-mus\u00e9e<\/h2>\n\n\n\n<p>Mais assez de g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s. En pratique, que voit-on ? Le spectacle est partag\u00e9 en tableaux. Chaque tableau pr\u00e9sente une couleur dominante qui, en plus d\u2019unifier chacune de ces cellules et de le diff\u00e9rencier des autres, permet de composer une esth\u00e9tique qui vient titiller nos r\u00e9f\u00e9rences culturelles. Cela nous aide \u00e0 nous projeter dans les univers disparates d\u00e9ploy\u00e9s les uns apr\u00e8s les autres.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est pour cette raison que l\u2019on peut r\u00e9ellement parler d\u2019exposition th\u00e9\u00e2trale, de spectacle-mus\u00e9e. On notera d\u2019ailleurs le choix d\u2019\u0153uvres en vente dans la boutique, en rapport avec la repr\u00e9sentation. De Sta\u00ebl, Rothko, Michel Pastoureau et ses monographies sur les couleurs. La comparaison \u00e0 De Sta\u00ebl est particuli\u00e8rement \u00e9vidente apr\u00e8s avoir vu l\u2019exposition actuellement programm\u00e9e au Mus\u00e9e d\u2019art moderne de Paris. Sur sc\u00e8ne lors de certains \u00e9pisodes, j\u2019ai vu \u00e9merger de mani\u00e8re fant\u00f4matique certaines composition de De Sta\u00ebl dans les formes esquiss\u00e9es au plateau. En adoptant un regard large sur le plateau, j\u2019ai ainsi vu ressurgir le tableau <em>Paysage sur fond rose<\/em>, ou bien certaines de ses compositions du retour de Sicile. Parmi les lignes dessin\u00e9es par les draps unis roses, violets et rouges tendus sur le plateau, j\u2019ai retrouv\u00e9 le paysage du peintre, et le plaisir simple et r\u00e9jouissant de voir les formes prendre sens au sein d\u2019une couleur si sucr\u00e9e, qui nous nargue presque.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Tout est aussi lent que fascinant. On a l\u2019impression de voir une plante, une for\u00eat, se d\u00e9velopper, prosp\u00e9rer, puis fl\u00e9trir sous nos yeux. Ce dispositif se r\u00e9p\u00e8te. Le tableau \u00e9merge, amen\u00e9 par de longs draps color\u00e9s, comme des linceuls, sur l\u2019espace sc\u00e9nique. Tout se transforme, une faille s\u2019ouvre. Des figures apparaissent et forment un paysage, une composition, une peinture vivante. Il faut souligner \u00e0 ce propos le fantastique travail d\u2019\u00e9coute et de coh\u00e9sion, de symbiose, des danseurs. Ils ne font qu\u2019un. Les figures s\u2019\u00e9l\u00e8vent et redescendent peu \u00e0 peu. Mais jamais, jamais il n\u2019y a de chute. Tout cro\u00eet et d\u00e9cro\u00eet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les figures, comiques et oniriques<\/h2>\n\n\n\n<p>Au point que cela confine au comique. J\u2019ai en t\u00eate l\u2019exemple d\u2019une figure non-humaine, une sorte de rectangle en paille aux dimensions d\u2019une porte : elle semble sur le point de chuter pendant plusieurs minutes. La tension est palpable ; Salamon joue avec nos attentes. On attend la r\u00e9solution d\u2019un m\u00e9canisme qui n\u2019arrive pas. Au risque de me lancer dans des rapprochements philosophiques hasardeux, cela m\u2019a fait penser \u00e0 Bergson : <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-content-justification-left is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-dd225191 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<p class=\"has-small-font-size\">Est comique tout arrangement d\u2019actes et d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui nous donne, ins\u00e9r\u00e9es l\u2019une dans l\u2019autre, l\u2019illusion de la vie et la sensation nette d\u2019un agencement m\u00e9canique.<sup data-fn=\"2a3df904-4b70-4a7f-a96d-72730d862dd9\" class=\"fn\"><a href=\"#2a3df904-4b70-4a7f-a96d-72730d862dd9\" id=\"2a3df904-4b70-4a7f-a96d-72730d862dd9-link\">1<\/a><\/sup> <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<p>La figure n\u2019est plus humaine et semble r\u00e9pondre aux imp\u00e9ratifs m\u00e9caniques de l\u2019agencement des tableaux ; et pourtant son humanit\u00e9 perce \u00e0 travers sa forme. On entend de l\u00e9gers rires dans la salle. La fascination n\u2019exclut pas une certaine forme de comique. Je ne m\u2019\u00e9tends pas plus.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ces figures sont donc fascinantes. M\u00eame les plus anthropomorphiques, o\u00f9 celles dont le costume montre le plus de peau, ne sont pourtant plus tout \u00e0 fait humaines. Certaines ont des difformit\u00e9s, des genoux de la taille d\u2019une boule de bowling ou une t\u00eate \u00e9norme. D\u2019autres sont recouvertes de tuyaux, de babioles, de bras suppl\u00e9mentaires. J\u2019y ai vu une mani\u00e8re de d\u00e9genrer les corps, de les sortir des carcans sociaux auxquels ils appartiennent dans le quotidien. Il s\u2019agit d\u2019en faire des visions, des parties d\u2019un tout, d\u2019une entit\u00e9 fantasmagorique, effrayante mais attachante. Elles ont ainsi convoqu\u00e9 chez moi une foule de repr\u00e9sentations et d\u2019\u00e9motions. Elles ont fait na\u00eetre le sourire, ou la surprise. Mais dans le m\u00eame temps, en gardant le contour du corps humain, Salamon ne sacrifie pas ses potentialit\u00e9s esth\u00e9tiques. Elle exploite la flexibilit\u00e9 du corps, son adaptabilit\u00e9, son expressivit\u00e9. C\u2019est aussi parce que les figures sont anthropomorphiques qu\u2019elles sont touchantes. Elles sont \u00e0 la fois \u00e9trang\u00e8res et famili\u00e8res. C\u2019est cet entre-deux qui nous place dans une disposition d\u2019ouverture face au spectacle. La fin du spectacle, \u00e0 ce propos, peut para\u00eetre assez convenue. Je n\u2019en dis pas plus. Elle n\u2019en reste pas moins \u00e9mouvante.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"FESTIVAL D&#039;AUTOMNE 2023 I Eszter Salamon et Carte Blanche, MONUMENT 0.10: The Living Monument\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/zwi6D6_TU0M?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><figcaption class=\"wp-element-caption\">Teaser pour le Festival d&rsquo;Automne<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion en musique<\/h2>\n\n\n\n<p>Il reste un point fondamental que je n\u2019ai pas abord\u00e9 : la dimension sonore du spectacle. La musique \u00e9lectronique est le socle sur lequel se b\u00e2tit chacun des tableaux. Elle guide l\u2019image et les couleurs, arrive avant elles, et part apr\u00e8s. L\u2019atmosph\u00e8re est construite par les dissonances des voix, les quintes guerri\u00e8res ou au contraire les arp\u00e8ges harmonieux au synth\u00e9tiseur. Pour mieux le comprendre, il suffit de penser \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une visite d\u2019exposition avec les \u00e9couteurs viss\u00e9s dans les oreilles. La musique change radicalement la perception que l\u2019on a des \u0153uvres. C\u2019est exactement la m\u00eame chose ici. Les modulations sonores affectent notre mani\u00e8re de recevoir et d\u2019interpr\u00e9ter les couleurs. Nous ne sommes pas loin de l\u2019exp\u00e9rience synesth\u00e9sique, en somme. Le silence, lui, devient significatif. Il est souvent un temps qu\u2019on nous laisser pour respirer, pour trouver notre place dans le lent flux visuel du spectacle. Mais la musique prend une tournure \u00e9poustouflante lors de l\u2019entr\u00e9e fracassante du chant. Un rideau rouge se dresse et dessine une cage de sc\u00e8ne tr\u00e8s resserr\u00e9e, proche du public, \u00e9vocatrice dans sa structure du <em>proskenion<\/em> du th\u00e9\u00e2tre antique. Le rouge est concentr\u00e9, violent, caustique. Une femme, clairement identifiable, avec une figure phallique fich\u00e9e sur la t\u00eate fait une entr\u00e9e magistrale. Doit-on y voir des r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la virilit\u00e9 et \u00e0 nos conceptions de la masculinit\u00e9 ? Deux autres femmes v\u00eatues de tablier de forgeron, de lunettes de ski et de gants de boxe entrent dans son sillage. Et soudain : un chant \u00e9clatant, un trio ph\u00e9nom\u00e9nal qui nous prend au tripes. Elles laissent place \u00e0 un ch\u0153ur extra-di\u00e9g\u00e9tique hallucinant. Le choc m\u2019a laiss\u00e9 des frissons dans le dos. Salamon et ses danseurs jouent brillamment des effets de contrastes, sans pour autant enfoncer des portes ouvertes.<\/p>\n\n\n\n<p>Bref, pour couper court \u00e0 un compte-rendu d\u00e9j\u00e0 bien long : allez voir Eszter Salamon, qui ne joue avec la Compagnie norv\u00e9gienne que trois jours. C\u2019est une artiste que je suivrai avec attention.<\/p>\n\n\n<ol class=\"wp-block-footnotes\"><li id=\"2a3df904-4b70-4a7f-a96d-72730d862dd9\">\u00a0BERGSON, Henri, <em>Le Rire, Essai sur la signification du comique <\/em>[1900], Paris, P.U.F., coll. \u00ab Quadrige \u00bb, 2002, p.53<br> <a href=\"#2a3df904-4b70-4a7f-a96d-72730d862dd9-link\" aria-label=\"Aller \u00e0 la note de bas de page 1\">\u21a9\ufe0e<\/a><\/li><\/ol>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une carte blanche chor\u00e9graphique \u00e0 appr\u00e9cier comme une exposition de peintures vivantes. 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