{"id":271,"date":"2023-12-02T19:35:16","date_gmt":"2023-12-02T18:35:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/?p=271"},"modified":"2023-12-24T09:15:13","modified_gmt":"2023-12-24T08:15:13","slug":"la-vengeance-est-un-plat-creation-de-sophie-perez-et-la-compagnie-du-zerep","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/index.php\/2023\/12\/02\/la-vengeance-est-un-plat-creation-de-sophie-perez-et-la-compagnie-du-zerep\/","title":{"rendered":"La vengeance est un plat. &#8211; cr\u00e9ation de Sophie Perez et la Compagnie du Zerep"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>vu le 30 novembre \u00e0 la MC93<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(0.929rem, 0.929rem + ((1vw - 0.2rem) * 0.785), 1.4rem);\">Je ne me consid\u00e8re pas particuli\u00e8rement comme un spectateur r\u00e9actionnaire. J\u2019ai pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge de m\u2019offusquer devant le traitement que font certains et certaines artistes des classiques tels que Shakespeare. Loin de moi l\u2019id\u00e9e de m\u2019offusquer en marmonnant \u00ab ils ont massacr\u00e9 Shakespeare \u00bb devant la pi\u00e8ce du Zerep, d\u2019autant que je ne connaissais pas la pi\u00e8ce d\u2019origine. Mais je ne la connais pas plus en sortant. <strong>Non que je veuille fonder ma critique de leur cr\u00e9ation simplement sur le fait que je n\u2019ai pas compris leurs intentions. Mais leur approche du mat\u00e9riau d\u2019origine et leur d\u00e9marche d\u2019adaptation me g\u00eane sinc\u00e8rement \u2013 voire m\u2019irrite.\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les intentions du Zerep <\/h2>\n\n\n\n<p>Pour commencer, parlons du programme de salle. L\u2019entretien est assez riche et signale le grand nombre de sources brass\u00e9es par la compagnie pour le spectacle : Orson Welles, Gombrowicz, Peter Brook, <em>Massacre \u00e0 la tron\u00e7onneuse<\/em>. La troupe elle-m\u00eame se revendique de Kantor, Pina Bausch, Romeo Castellucci, Maguy Marin et Carmelo Bene. Beaucoup de name dropping, donc. Je m\u2019en m\u00e9fie toujours car j\u2019ai l\u2019impression que donner des clefs de lecture en r\u00e9v\u00e9lant ses influences, c\u2019est ne pas faire confiance au spectateur pour faire lui-m\u00eame l\u2019interpr\u00e9tation du spectacle, et ne pas avoir confiance en la consistance de sa propre esth\u00e9tique. Non que ce soit le cas ici, puisque l\u2019esth\u00e9tique du Zerep est tr\u00e8s affirm\u00e9e, ce qui sauve d\u2019ailleurs la pi\u00e8ce \u00e0 mes yeux. Je re\u00e7ois donc volontiers tout ce tissu de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 explorer.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre chose qui m\u2019a d\u00e9rang\u00e9 : le tutoiement de Shakespeare. Que l\u2019on se saisisse d\u2019un auteur pour le d\u00e9structurer et refa\u00e7onner la mati\u00e8re qu\u2019il nous fournit : je suis 100% pour. Mais son nom est ici un peu ballott\u00e9. D\u2019une part, il est nomm\u00e9 \u00ab \u201cboss\u201d incontest\u00e9 de l\u2019art dramatique, ce qui fait un peu grincer les dents. Est-ce une sorte d\u2019hommage maladroit, qui se veut populaire, en employant un jargon actuel ? Ou bien la volont\u00e9 de montrer qu\u2019on s\u2019attaque \u00e0 un gros morceau ? Dans tous les cas, \u00e7a ne fait pas vraiment honneur \u00e0 l\u2019\u00e9crivain. J\u2019y vois l\u00e0 une sorte de familiarit\u00e9 avec l\u2019auteur adapt\u00e9 qui annonce le travail peu subtil qu\u2019ils font de son texte. Ce qui m\u2019irrite, c\u2019est cette apparente complicit\u00e9 avec un auteur qu\u2019ils abordent ensuite de fa\u00e7on tr\u00e8s unidimensionnelle, sans en faire autre chose, en fin de compte, qu\u2019une boucherie burlesque et sanguinolente.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, leur approche du texte, dans la feuille de salle, ne manquait pas d\u2019emphase : \u00ab \u00c0 partir de cette d\u00e9mesure, on s\u2019est sentis libres de naviguer dans les arcanes et les m\u00e9andres d\u2019une intrigue toujours paroxystique que rien ne peut arr\u00eater \u00bb. Ils ont en fait gard\u00e9 le paroxysme sans rien faire de l\u2019intrigue. Ce qui aurait pu fonctionner, s\u2019ils n\u2019annon\u00e7aient pas ensuite tous ces th\u00e8mes : \u00ab le pouvoir et sa folie meurtri\u00e8re quand il est pouss\u00e9 \u00e0 ses extr\u00eames, l\u2019impossibilit\u00e9 de la justice quand l\u2019engrenage meurtrier se met en place, la violence sans limites adress\u00e9es aussi bien aux femmes qu\u2019aux hommes, tout le monde est sacrifi\u00e9. La vengeance aveugle hors de toute raison, le poids des h\u00e9ritages que l\u2019on doit se coltiner, les rapports aux p\u00e8res et aux m\u00e8res, les familles dysfonctionnelles\u2026 On a le choix\u2026 Et on a envie qu\u2019ils soient tous pr\u00e9sents car le th\u00e9\u00e2tre est le lieu par excellence de ce d\u00e9ballage intemporel \u00bb. Effectivement, quel programme !\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pdsmc932324lavengeance.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 Programme de salle disponible ici : https:\/\/www.mc93.com\/saison\/la-vengeance-est-un-plat.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-89556f67-e607-4668-92c6-bfbf1f3eca4b\" href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pdsmc932324lavengeance.pdf\">Programme de salle disponible ici : https:\/\/www.mc93.com\/saison\/la-vengeance-est-un-plat<\/a><a href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/12\/pdsmc932324lavengeance.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-89556f67-e607-4668-92c6-bfbf1f3eca4b\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un d\u00e9but qui promet beaucoup<\/h2>\n\n\n\n<p>Mais cette lecture tr\u00e8s globale de la pi\u00e8ce ne se refl\u00e8te pas vraiment dans leur lecture. Au contraire, on a m\u00eame l\u2019impression qu\u2019ils refusent de s\u2019approprier la pi\u00e8ce. Les trente premi\u00e8res minutes fonctionnent \u00e0 merveille. Puis, tr\u00e8s vite, se met en place un dispositif de mauvais jeu : les interpr\u00e8tes sortent de leur r\u00f4le et jouent le fait qu\u2019ils ne veulent pas interpr\u00e9ter la pi\u00e8ce, qu\u2019ils font ce qu\u2019ils veulent. Ainsi, un interpr\u00e8te arr\u00eate son monologue en pr\u00e9textant qu&rsquo;il l\u2019ennuie, puis joue \u00e0 peine son texte par la suite. Un autre manque une r\u00e9plique et se fait interpeller par ses camarades. Cela fonctionne bien au d\u00e9part. Le mauvais jeu peut d\u2019ailleurs \u00eatre tr\u00e8s fertile dans son exag\u00e9ration lorsqu\u2019il s\u2019agit de chercher, puis trouver une certaine puret\u00e9 dans l\u2019interpr\u00e9tation. Mais ici, c\u2019est l\u2019exact inverse, ils recherchent un comique forc\u00e9 par le fait de sous-jouer le texte. Et vite, devient tr\u00e8s frustrant pour qui voulait voir du Shakespeare interpr\u00e9t\u00e9 par le Zerep, et non le Zerep qui joue le d\u00e9sint\u00e9r\u00eat pour Shakespeare.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle commen\u00e7ait pourtant sur les chapeaux de roues. Les lumi\u00e8res jouent \u00e0 fond la carte du cirque, avec des douches color\u00e9es et de nombreux faisceaux. Une solide esth\u00e9tique foraine est \u00e9tablie, qui d\u00e9rive parfois vers l\u2019horreur \u2013 et c\u2019est tr\u00e8s chouette. Des masques, des t\u00eates de statues, \u00e9clair\u00e9es de telle mani\u00e8re que leurs ombres ressortent : tout contribue \u00e0 cr\u00e9er une atmosph\u00e8re d\u2019Halloween au plateau. Le refus d\u2019interpr\u00e9ter, le jeu de l\u2019amateurisme fonctionne d\u2019abord bien. Au bout de cinq minutes, apr\u00e8s une entr\u00e9e en fanfare, les acteurs s\u2019arr\u00eatent et d\u00e9cident que c\u2019est l\u2019entracte. Ils tentent d\u2019installer le d\u00e9cor, mais toutes les colonnes se cassent, et des pierres tombent du plafond. Tous les blocs se r\u00e9v\u00e8lent \u00eatre en mousse. Le burlesque et le cirque tiennent donc d\u2019embl\u00e9e une place assez importante : tout n\u2019est qu\u2019artifice, mais les artifices sont spectaculaires, m\u00eame quand ils ne fonctionnent pas. Cependant, malgr\u00e9 les rires, on se prend \u00e0 attendre le d\u00e9but de la pi\u00e8ce. Les dysfonctionnements \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition commence \u00e0 peser. Et lorsqu\u2019enfin, elle d\u00e9bute, c\u2019est en effet tr\u00e8s impressionnant : une sc\u00e8ne de boucherie avec des fumig\u00e8nes roses sur fond vert. C\u2019est ce qu\u2019on voit en photo sur le site de la MC : \u00e0 noter que les trois clich\u00e9s qui illustrent la page du spectacle r\u00e9sument \u00e0 peu pr\u00e8s tous les moments particuli\u00e8rement spectaculaires de la mise en sc\u00e8ne.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une esth\u00e9tique pesante et irritante pour un traitement questionnable de la figure de Shakespeare<\/h2>\n\n\n\n<p>Mais plus les sc\u00e8nes s\u2019encha\u00eenent, plus l\u2019irritation revient. C\u2019est que le spectacle reste coh\u00e9rent et ne quitte jamais cette forme de m\u00e9ta-th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 : sans cesse les acteurs rappellent qu\u2019ils sont en train de jouer, et qu\u2019au fond, \u00e7a les ennuie. La troupe se veut tr\u00e8s iconoclaste : elle n\u2019adapte pas vraiment la pi\u00e8ce, elle se l\u2019approprie. Certes. Mais elle fait aussi de la vulgarit\u00e9 une composante essentielle du spectacle : la grossi\u00e8ret\u00e9 semble \u00eatre une marque de fabrique de la compagnie. Cet aspect transgressif est dr\u00f4le pendant le d\u00e9but du spectacle, mais vient, en fin de compte, parasiter mon int\u00e9r\u00eat. Ainsi tout au long de la pi\u00e8ce apparaissent d\u2019\u00e9normes chibres sous les jupes et des gestuelles explicites. J\u2019y vois une forme d\u2019h\u00e9ritage des satyres dans les drames satyriques grecs ; moqueurs, lubriques, mais dr\u00f4les et transgressifs. Ils se rient de la violence du r\u00e9cit, la conjurent gr\u00e2ce \u00e0 un enrobage excessif et pl\u00e9thorique &#8211; mais jouissif &#8211; de grossi\u00e8ret\u00e9s. Pourtant \u00e0 force, ce dispositif masque le texte qu\u2019ils ont d\u00e9cid\u00e9 de travailler.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai aussi du mal \u00e0 comprendre ce choix de m\u00e9langer l\u2019\u00e9criture de Pac\u00f4me Thiellement et de Shakespeare. Les deux premiers actes seraient de Sophie Perez et lui, et le reste de Shakespeare. Le fait est que, de mon c\u00f4t\u00e9, je n\u2019ai rien vu de Shakespeare. Les passages de texte \u00e9crits par le Zerep et Thiellement semblent \u00eatre notamment de longs monologues explicatifs. Ceux-ci sonnent comme une justification de leur int\u00e9r\u00eat pour la pi\u00e8ce et la sublimation de la violence \u2013 puisqu&rsquo;elle est particuli\u00e8rement r\u00e9put\u00e9e pour sa brutalit\u00e9 et ses sc\u00e8nes sanglantes. Mais on a de la peine \u00e0 les \u00e9couter : dans le m\u00eame temps, d\u2019autres interpr\u00e8tes font les clowns au plateau, parasitent et d\u00e9samorcent ce discours. L\u00e0 o\u00f9 on aurait pu avoir une r\u00e9elle parcourabilit\u00e9 du plateau, le spectateur ne peut trouver que de la frustration. La pi\u00e8ce ne d\u00e9marre pas, et lorsqu\u2019elle d\u00e9marre, je suis perdu et ne comprends pas pourquoi on me parle de Shakespeare quand je ne le vois ni ne l&rsquo;entends pas. Le dramaturge appara\u00eet alors comme une excuse pour s\u2019amuser d\u2019une imagerie et d\u2019un imaginaire violent. Ce qui peut \u00eatre une fin en soi, mais Shakespeare ne servirait alors que de caution litt\u00e9raire \u00e0 la troupe. Au fond, avaient-ils vraiment besoin de lui ? Alors \u00e0 la limite, qu\u2019ils titrent, d\u2019apr\u00e8s Shakespeare, pourquoi pas, puisque <em>Titus Andronicus<\/em> sert de socle \u00e0 leur cr\u00e9ation. Mais qu\u2019ils n\u2019en parlent pas comme d&rsquo;un hommage \u00e0 Shakespeare\u2026 Et le nom des personnages imprim\u00e9s sur les t-shirts des acteurs n\u2019aide pas \u00e0 nous plonger dans un mat\u00e9riau de base qui n\u2019existe plus vraiment, d\u2019autant plus qu\u2019on peut \u00e0 peine les lire.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Attention les oreilles ! <\/h2>\n\n\n\n<p>\u00c0 la limite, j\u2019aurais pu me satisfaire des lumi\u00e8res, des costumes et de la sc\u00e8no, tous tr\u00e8s impressionnants. Leur esth\u00e9tique est tr\u00e8s aboutie. Dans le programme, trois axes sont \u00e9voqu\u00e9s pour le dispositif sc\u00e9niques : les ruines, les organes et les clowns. Sur ce point, c\u2019est clairement r\u00e9ussi. J\u2019aurais \u00e9t\u00e9 pr\u00eat \u00e0 passer outre la vulgarit\u00e9 lourdingue et la frustration de la lecture superficielle de Shakespeare, mais une autre chose est venue terrasser toute ma bonne volont\u00e9 : le son. Les micros \u00e0 chef, le chant, les bruits enregistr\u00e9s, la musique, tout \u00e9tait beaucoup, beaucoup trop fort. Alors oui, \u00e7a participait \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique foraine, dans la prolongation d\u2019une introduction en fanfare (litt\u00e9ralement). Mais m\u2019obliger \u00e0 me boucher les oreilles pour sauvegarder mes tympans toutes les cinq minutes, ne m\u2019a pas aid\u00e9 \u00e0 suivre, alors que d\u00e9j\u00e0, je commen\u00e7ais \u00e0 d\u00e9crocher.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><br>En bref, <em>La vengeance est un plat. <\/em>est une cr\u00e9ation incontestablement spectaculaire, mais qui semble avoir peu d\u2019\u00e9gard pour le spectateur lambda (je pense notamment aux classes de scolaires qui \u00e9taient l\u00e0 avec leurs professeurs et professeures). D\u00e8s lors qu\u2019on est plus sensible au son tr\u00e8s puissant et moins convaincu par les blagues de type pan-pan-cul-cul, on est assez vite laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne me consid\u00e8re pas particuli\u00e8rement comme un spectateur r\u00e9actionnaire. J\u2019ai pass\u00e9 l\u2019\u00e2ge de m\u2019offusquer devant le traitement que font certains et certaines artistes des classiques tels que Shakespeare. 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