{"id":208,"date":"2023-11-20T11:48:31","date_gmt":"2023-11-20T10:48:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/?p=208"},"modified":"2023-11-20T17:30:46","modified_gmt":"2023-11-20T16:30:46","slug":"la-grande-maree-mise-en-scene-de-simon-gauchet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/index.php\/2023\/11\/20\/la-grande-maree-mise-en-scene-de-simon-gauchet\/","title":{"rendered":"La Grande Mar\u00e9e &#8211; mise en sc\u00e8ne de Simon Gauchet"},"content":{"rendered":"\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>vu le 16 novembre au Th\u00e9\u00e2tre de la Bastille&nbsp;<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p style=\"font-size:clamp(0.875rem, 0.875rem + ((1vw - 0.2rem) * 0.708), 1.3rem);\">Je vais \u00eatre franc : je n\u2019ai pas aim\u00e9 La Grande Mar\u00e9e. Simon Gauchet, dans l\u2019entretien du dossier de presse, met en avant des questions int\u00e9ressantes et ambitieuses. Malheureusement, on n\u2019en voit pas grand-chose dans la pi\u00e8ce. <strong>Celle-ci se veut m\u00e9ta-th\u00e9\u00e2trale et documentaire, mais n\u2019assume jamais ses moments de s\u00e9rieux et se confond dans le ridicule lors de ses moments d\u2019humour. Malgr\u00e9 quelques jolis passages,&nbsp; le produit final est pour moi d\u00e9cousu et ennuyeux.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full is-resized wp-duotone-duotone-1\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"577\" height=\"433\" src=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/signal-2023-06-24-13-59-14-367-removebg-preview.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-216\" style=\"width:136px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/signal-2023-06-24-13-59-14-367-removebg-preview.png 577w, https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/signal-2023-06-24-13-59-14-367-removebg-preview-300x225.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 577px) 100vw, 577px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un projet ambitieux<\/h2>\n\n\n\n<p>La gen\u00e8se du projet, telle qu\u2019elle est d\u00e9crite dans le dossier de presse, est assez passionnante (malgr\u00e9 des coupures \u00e9tranges dans le texte, on se demande d\u2019o\u00f9 ils le tirent, \u00e0 moins que ce soit fait expr\u00e8s pour faire plus po\u00e9tique ?).&nbsp; Simon Gauchet expliquent qu\u2019ils sont partis en exp\u00e9dition sur un radeau pendant neuf mois sur les pas de Thomas More, \u00e0 la recherche d\u2019une autre perception de la r\u00e9alit\u00e9. Il dit : \u00ab Dans un monde trop connu, d\u00e9coup\u00e9, d\u00e9voil\u00e9 de toutes parts, partir \u00e0 la recherche des territoires imaginaires nous semblait \u00eatre la seule fa\u00e7on de cr\u00e9er des failles dans la r\u00e9alit\u00e9. \u00bb. Joli. Puis, quatre ans plus tard \u2013 je paraphrase toujours, vous pourrez aller lire le dossier si cela vous int\u00e9resse \u2013 ils re\u00e7oivent par courrier un article de la journaliste Brigitte Salino. Leur d\u00e9marche lui a rappel\u00e9 un entretien qu\u2019elle avait synth\u00e9tis\u00e9 dans cet article \u00e0 la fin des ann\u00e9es 80. Elle avait rencontr\u00e9 deux universitaires berlinois, anthropologues et sociologues qui projetaient de partir sur les traces de l\u2019Atlantide, pour nourrir leurs r\u00e9flexions sur une \u00ab anthropologie de l\u2019imaginaire \u00bb. Mais le mur de Berlin tombe, et leur d\u00e9sirs d\u2019aventure n\u2019aboutissent pas.<\/p>\n\n\n\n<p>La troupe de Gauchet d\u00e9cide donc de cultiver cet imaginaire et de faire ce voyage \u00e0 leur place, \u00e0 la fois dans le th\u00e9\u00e2tre et hors du th\u00e9\u00e2tre. Chacun des acteurs th\u00e9\u00e2tralise une de ses propres exp\u00e9riences de l\u2019inconnu, apr\u00e8s avoir recr\u00e9\u00e9 en commun leur vision de l\u2019histoire des deux universitaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Un questionnement sur l\u2019imaginaire, un plateau en constante mutation, du th\u00e9\u00e2tre et du voyage\u2026 Dans le dossier de presse, Simon Gauchet cite en outre des probl\u00e9matiques \u00e9cologiques, notamment en ce qui concerne la mont\u00e9e des eaux, comme autre mat\u00e9riau fertile pour son spectacle. Enfin et surtout, il parle de dramaturgie des r\u00eaves comme une source de travail tr\u00e8s f\u00e9conde. Je le cite :&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Les questions de l\u2019embo\u00eetement, du glissement, sont un terrain de jeu passionnant pour les interpr\u00e8tes car le th\u00e9\u00e2tre est un art de la convocation. Sur sc\u00e8ne, iels peuvent passer d\u2019une \u00e9poque \u00e0 l\u2019autre, changer d\u2019espace en quelques secondes, sans avoir besoin d\u2019un lien rationnel mais en faisant une exp\u00e9rience sensible, physique.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 des id\u00e9es auxquelles j\u2019adh\u00e8re enti\u00e8rement. Mais le constat est rude. Au plateau, tout ce qui transpara\u00eet \u00e0 mes yeux est une gentillesse d\u00e9bordante qui tourne \u00e0 la mi\u00e8vrerie. Il n\u2019y a aucune prise de risque esth\u00e9tique, sc\u00e9nographique ou dramaturgique. Aucune des intentions expos\u00e9es dans le dossier de presse n\u2019appara\u00eet concr\u00e8tement au plateau. Non, en revanche les acteurs-personnages s\u2019accrochent d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment au mot \u00ab r\u00eave \u00bb comme \u00e0 un flambeau pour les sauver du naufrage. Je suis aigri certes, mais cela m\u2019a v\u00e9ritablement exasp\u00e9r\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Dossier-La-Grande-maree.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 Dossier disponible \u00e0 l&apos;adresse : https:\/\/www.theatre-bastille.com\/espace-presse\/la-grande-maree.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-699ade05-db89-451e-89bd-7d789f4042e8\" href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Dossier-La-Grande-maree.pdf\">Dossier disponible \u00e0 l&rsquo;adresse : https:\/\/www.theatre-bastille.com\/espace-presse\/la-grande-maree<\/a><a href=\"https:\/\/www.cinquieme-balcon.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/11\/Dossier-La-Grande-maree.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-699ade05-db89-451e-89bd-7d789f4042e8\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La d\u00e9cevante r\u00e9alit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Bon, il faut dire qu\u2019il y avait des signes avant-coureurs. La pi\u00e8ce commence sur un espace vide, les quatre acteurs et le machiniste allong\u00e9s. Puis Cl\u00e9a Laiz\u00e9, bient\u00f4t rejointe par ses camarades, se l\u00e8ve et \u00e9crit au mur \u00e0 l\u2019aide d\u2019une \u00e9ponge humide : \u00ab Essaye de te souvenir ou \u00e0 d\u00e9faut invente \u00bb. Tr\u00e8s d\u00e9veloppement personnel, j\u2019adore. Les acteurs se mettent vite \u00e0 inventer. Ils retracent la conception du spectacle, expliquent d\u2019o\u00f9 ils partent. On comprend qu\u2019il s\u2019agit plus ou moins de th\u00e9\u00e2tre documentaire, puisqu\u2019ils expliquent partir de documents que leur a confi\u00e9s Brigitte. Mais ils se sentent oblig\u00e9s d\u2019illustrer au plateau ceux qu\u2019ils nous lisent. C\u2019est \u00e0 dire que quand ils parlent du r\u00e9cit fait par Platon de la chute du peuple de l\u2019\u00eele d\u2019Atlantide, ils incarnent eux-m\u00eames les \u00eeles (oui oui), les pays, les soldats. On a ainsi l\u2019impression de voir la sc\u00e8ne m\u00e9tamorphos\u00e9e en bac \u00e0 sable pour grands enfants. Je ne voudrais pas que cela paraisse p\u00e9joratif. Cela aurait pu \u00eatre rafra\u00eechissant. Mais ici, j\u2019ai trouv\u00e9 cela surtout g\u00eanant : cela ne fait pas honneur aux sujets int\u00e9ressants qu\u2019ils traitent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le proc\u00e9d\u00e9 qui consiste \u00e0 th\u00e9\u00e2traliser leur d\u00e9marche documentaire pour le th\u00e9\u00e2tre fonctionne. Mais elle est \u00e0 mon avis ruin\u00e9e par cette volont\u00e9 de tout d\u00e9samorcer par un humour infantilisant. Tout est r\u00e9imagin\u00e9 et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 au plateau, des cours \u00e0 l\u2019universit\u00e9 des deux anthropologues \u00e0 leur plong\u00e9e avec les poissons en passant par les moutons dans la plaine de Crau. Mais ils rendent les personnages ridicules et peu attachants, au lieu de mettre en valeur le d\u00e9marche. Quant au fait d\u2019imiter des poissons ou des moutons \u00e0 un moment qui aurait pu \u00eatre puissant ou sensationnel\u2026 quel dommage. Cela d\u00e9samorce compl\u00e8tement leur propos, en lui \u00f4tant tout le poids qu\u2019il aurait pu avoir. \u00c7a me f\u00e2che, car c\u2019est pourtant des th\u00e9matiques avec lesquelles je suis en accord. Tout cela se fait au nom du r\u00eave et de l\u2019imaginaire, ce qui donne une nuance pseudo-po\u00e9tique \u00e0 leur jeu. Mais il n\u2019y a pour moi rien de po\u00e9tique ou de profond \u00e0 leur d\u00e9marche. J\u2019ai eu l\u2019impression, pendant tout le spectacle, que les acteurs-personnages \u00e9taient contraints de faire semblant d\u2019avoir quelque chose \u00e0 dire. Il ne suffit pas de dire qu\u2019il faut r\u00eaver pour faire r\u00eaver.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, il y a quelques belles images : la sc\u00e9nographie est compos\u00e9e de grandes toiles de l\u2019op\u00e9ra de Rennes que les acteurs et un machiniste manipulent \u00e0 vue. Parfois toile de fond, parfois rassembl\u00e9e en grand nuage orageux, parfois en parois de caverne. Pendant une demi-minute, la toile s\u2019active, se d\u00e9place. C\u2019est une vraie bouff\u00e9e d\u2019air frais : soudainement, on laisse le spectateur appr\u00e9cier une image pour elle-m\u00eame sans lui expliquer en face que c\u2019est beau parce que c\u2019est po\u00e9tique et que cela fait r\u00eaver. On n\u2019est alors plus enferm\u00e9s dans un rapport frontal aux acteurs qui m\u2019a parfois g\u00ean\u00e9. Un exemple concret qui me revient en m\u00e9moire. Irrit\u00e9 par le d\u00e9veloppement d\u2019un des acteurs-personnages, je fais la gueule : j\u2019avais encore l\u2019impression qu\u2019on me rab\u00e2chait le concept de r\u00eave sans rien en faire. Mais d\u2019un coup, je me sens un peu pris au pi\u00e8ge, car un autre acteur, \u00e0 l\u2019avant-sc\u00e8ne, jette des regards au public avec un grand sourire. Non que je sois oblig\u00e9 de sourire en retour, \u00e9videmment. Mais pris en \u00e9tau entre mon propre ressenti et les attendus suppos\u00e9s des acteurs et de ceux qui se laissent prendre au jeu, je ne me sens pas \u00e0 ma place. J\u2019ai l\u2019impression que je devrais aimer mais que cela m\u2019est impossible. Que je suis donc un peu fautif de trouver \u00e7a lourdingue.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion <\/h2>\n\n\n\n<p>Faut-il vraiment parler de la musique et du son ? Les passages qui accompagnent la prise de vie du drap sont assez prenants et captivants. Ceux-l\u00e0 parlent \u00e0 l\u2019imaginaire, mais sont bien rares (ce sont d\u2019ailleurs ces images qu\u2019on voit principalement dans le dossier de presse). \u00c0 deux moments, un des acteurs \u2013 R\u00e9mi Fortin, il me semble \u2013 joue de la fl\u00fbte. J\u2019ai du mal \u00e0 interpr\u00e9ter ces courtes interventions, qui tombent un peu \u00e0 plat. En ce qui me concerne en effet, lorsque leur traitement lacunaire de la fiction et de l\u2019\u00e9motion a achev\u00e9 de me d\u00e9sint\u00e9resser, toute tentative de m\u2019y replonger par de la musique au plateau ne me fait ni chaud ni froid. La pi\u00e8ce se termine sur ce que je crois \u00eatre un choral de Bach, qu\u2019ils ont d\u00fb reprendre car ils s\u2019\u00e9taient rat\u00e9s. Rien de honteux \u00e0 cela, et cela participait \u00e0 l\u2019id\u00e9e de personnages qui sont toujours acteurs en m\u00eame temps. Mais cela r\u00e9sume aussi assez bien le spectacle.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En bref, La Grande Mar\u00e9e m\u2019a autant ennuy\u00e9 qu\u2019\u00e9nerv\u00e9. Tout ce que j\u2019aurais pu y trouver de bien avait pour moi un go\u00fbt fade. Une fois que les acteurs-personnages m\u2019avaient perdu, c\u2019\u00e9tait pour de bon. Je me rends compte, une fois encore, que la perception d\u2019un spectacle entier peut d\u00e9pendre de notre appr\u00e9ciation d\u2019un seul versant du tout. Pour finir quand m\u00eame sur une note (presque) positive : ils ont \u00e9tabli un chouette concept en d\u00e9but de spectacle. Nous sommes accueillis par les voix enregistr\u00e9es de spectateurs et spectatrices auxquel.le.s ils ont propos\u00e9 d\u2019enregistrer les r\u00eaves dans la nuit qui a suivi la repr\u00e9sentation. Ils n\u2019en font rien, mais cela fait sourire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je vais \u00eatre franc : je n\u2019ai pas aim\u00e9 La Grande Mar\u00e9e. 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